Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)
Étonnante rentrée scolaire 2009. L’actualité se focalise non pas sur le poids des cartables, les nouveautés pédagogiques ou les difficultés de la rentrée, mais sur un virus, celui de la grippe A dont les experts redoutent la virulence. Au moment où les enseignants reprennent le chemin de leurs classes, on leur demande d’informer les familles, mais aussi d’enseigner à leurs élèves les « gestes barrières » afin de prévenir une éventuelle pandémie. Pas plus que la grande majorité de nos concitoyens, ils ne sont préparés à un phénomène d’une ampleur annoncée qui inquiète.
L’activité humaine a bouleversé l’environnement. De nouveaux phénomènes naturels, souvent violents, viennent troubler nos sociétés. Si dans certains pays la culture du risque et surtout sa gestion sont l’affaire de tous, le nôtre marque un vrai retard sur cette question. Cet épisode viral atteste que l’éducation à la santé, à l’hygiène et à la sécurité devient indispensable, aussi bien pour les adultes que pour les plus jeunes : apprendre le risque pour mieux le maîtriser.
Mais le virus H1n1 ne doit pas masquer les conditions de cette rentrée. La dégradation se poursuit. Elle se caractérise par des régressions importantes du point de vue éducatif et pédagogique, mais aussi par une détérioration des conditions de travail des élèves et des enseignants. Deux années de régime Darcos ont asséché l’École publique.
C’est dans ce contexte que Luc Chatel prend ses fonctions. D’ores et déjà, il maintient le cap budgétaire en programmant seize mille suppressions d’emplois… Tout en soulignant, en ces temps de crise, la nécessité d’investir dans l’Éducation. Curieuse conception de l’investissement qui consiste à soustraire toujours plus les moyens à l’École alors que la démographie scolaire s’emballe.
Qu’en sera t-il des questions éducatives ? Xavier Darcos a brutalisé l’école primaire en imposant des réformes qui vont à rebours du nécessaire traitement de la difficulté scolaire. La réforme du lycée, quant à elle, s’annonce comme une opération cosmétique. Quant au collège, il est n’en est visiblement plus question.
L’Éducation nationale n’est de toute évidence plus la priorité. Pour le SE-Unsa, il y a urgence à changer de cap !
Christian Chevalier,
secrétaire général.