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Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)

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La crise n'épargne pas l'éducation en Europe et dans le monde

La crise affecte l’économie et la finance mondiales. Les travailleurs en subissent les conséquences. Les services publics d’éducation sont eux aussi frappés. Aux Etats-Unis, des licenciements d’enseignants sont mis en oeuvre. Dans plusieurs pays d’Europe Centrale et Orientale, des écoles ferment et des enseignants subissent des réductions de salaires ou des licenciements. Les organisations syndicales se mobilisent.



L’Organisation Internationale du Travail (OIT) a récemment revu à la hausse ses estimations de pertes d’emplois pour 2009. Cette année, le chômage mondial pourrait toucher plus de 50 millions de travailleurs et faire sombrer dans une pauvreté extrême plus de 200 millions de travailleurs appartenant à des économies en développement. Le G20, malgré quelques avancées, n’a pas permis la refondation des relations économiques et monétaires. Pendant ce temps, des entreprises aidées et financées par l’argent public ont continué à verser des milliards de dollars ou d’euros de bonus sans aucun contrôle. Les 18 milliards de dollars empochés parfois par les "fauteurs" de crise auraient pu envoyer à l’école 75 millions d’enfants privés d’éducation dans le monde.  

Riposte syndicale
L’Internationale de l’Education et les autres syndicats membres de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) saisissent l’occasion pour revendiquer une réforme fondamentale du système économique inspirée par la justice sociale, les droits humains, une coopération internationale accrue et non par la concurrence exacerbée, le laisser-faire et la dérégulation maximale. Les organisations syndicales ont établi des propositions pour le Sommet du G 20 réhabilitant le rôle et la place des services publics, exigeant l’établissement de nouvelles règles et le respect, à tous les niveaux, du dialogue social. La CSI a raison d’écrire : "Des dizaines d’années d’idéologie du libre marché ont affaibli les fonctions essentielles des autorités en tant que régulateurs et fournisseurs. Le FMI et la Banque mondiale ont d’ailleurs beaucoup fait pour que les gouvernements se plient à cette idéologie discréditée". 

Licenciements, baisses de salaires, fermetures d’écoles
Au Sud, les politiques "d’ajustement structurel" imposées par la Banque Mondiale ont durablement touché les services publics d’éducation : augmentation de la précarité, baisse des salaires… Avec la crise, les menaces de voir compromis définitivement les chances d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) d’ici 2015, notamment celui de l’Education pour Tous (EPT) sont importantes. Le travail des enfants risque d’augmenter. Le flux de capitaux du Nord, venant des Etats ou des bailleurs de fonds, devrait se réduire. Les pays développés du Nord voient de leur côté, les budgets de leurs services publics faire l’objet de réductions drastiques. Aux Etats-Unis, des licenciements massifs d’enseignants sont annoncées avant les premiers effets du plan de relance. Dans certains pays européens, l’impact sur l’éducation publique se fait sentir en termes de diminution des dépenses publiques. Dans plusieurs pays d’Europe Centrale et Orientale, des écoles ferment et des enseignants subissent des réductions de salaires ou des licenciements. Des pays comme la Lettonie, la Hongrie, la Roumanie dans l’incapacité d’emprunter sur les marchés financiers, se tournent vers le Fonds Monétaire International (FMI) qui impose prioritairement dans ses plans de sauvetage, la diminution des dépenses publiques.  

L’éducation : un remède à la crise
Que naîtra-t-il de cette crise ? Une complète redistribution des cartes ? Un retour de l’Etat et des services publics ? De nouvelles normes, de nouvelles régulations à l’échelle mondiale ? Des emplois nouveaux pour contrer l’autre crise, celle de l’environnement ? Les gouvernements devraient entendre raison et investir dans l’éducation initiale et continue. Une société se détériore si l’éducation n’est plus une priorité. Sans éducation, aucun progrès n’est durable, aucune cohésion atteignable. Les combats syndicaux, sur toute la planète, convergent autour de cet objectif de construction d’une société plus juste et plus solidaire.

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