Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)
Une commission d’évaluation de la loi Sma a été réunie le 3 mars par le gouvernement. Selon un communiqué du ministère, X. Darcos y « a présenté les dispositions prises par les inspecteurs d’académie pour aider les communes à mettre en œuvre ce nouveau droit pour les familles, et notamment améliorer la prévisibilité du nombre d’enfants à accueillir et aider à constituer la liste des personnes susceptibles d’intervenir pour accueillir les enfants les jours de grève ».
Rapidement, le SE-Unsa a été saisi par des directeurs d’école à qui les Ia ont demandé de recenser et de transmettre le nombre pressenti de grévistes ainsi que le nombre d’élèves à accueillir pour la grève du 19 mars.
Face à cette situation, le SE-Unsa a donné la consigne dans les départements concernés de faire connaître à l’Ia son opposition à une telle demande et, aux directeurs, de ne pas y répondre puisqu’elle n’est pas conforme à la loi. En effet, l’article 5 de la loi du 20 août précise que c’est 48 heures avant la grève, sur la base des déclarations d’intention individuelles rendues obligatoires, que l’administration informe les maires pour l’organisation du Sma.
Le SE-Unsa n’acceptera pas que l’administration accentue les pressions sur les collègues pour régler les dysfonctionnements de cette loi en allant au-delà des dispositions qu’elle contient. Cette loi n’a pour but que de limiter le droit de grève, le SE-Unsa a déféré les textes d’application devant le Conseil d’État.
De même, le SE-Unsa a écrit aux retraités susceptibles d’être contactés pour encadrer le Sma. Les solliciter pour « remplacer » des enseignants des écoles en grève est une attaque supplémentaire contre la grève, ce que le SE-Unsa dénonce. Une grève dans l’Éducation, cela continuera à se voir !
Dominique Thoby