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Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)

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Sommet social : un patchwork de mesures

Tout le monde l’a com­pris, si N. Sarkozy a réuni un « sommet » social le 18 février, le hasard n’y est pour rien mais la mobilisation interprofessionnelle du 29 janvier pour tout. L’audace présidentielle avait pourtant des limites : ne furent conviées que les cinq confédérations dites « représentatives » selon l’arrêté pourtant abrogé de 1966…
L’Unsa, quatrième organisation interprofessionnelle en 2009 si l’on cumule les résultats des élections prud’ho­males et celles de la Fonction publique, n’était pas invitée. Mais cet état d’es­prit borné aura visiblement imprégné l’ensemble du sommet.
Qu’attendait-on du gouvernement face à la crise économique, financière et sociale qui ravage le pays ? Des me­sures de protection immédiates pour les plus fragiles, une relance économi­que anticipant sur les développements à venir, notamment en matière envi­ronnementale, des réponses coordon- nées internationalement. Si c’est à cette aune qu’il faut juger le résultat concret du 18 février, la déception est au rendez-vous.
En fait de plan d’ampleur face à une crise d’une profondeur inégalée, on aura eu droit à un patchwork de mesures disparates. En cause, tout d’abord, l’analyse du gouvernement quant à la nature de la crise.

Pour l’Unsa, le déséquilibre du régime de croissance au détriment des salariés figure au cœur du processus. On n’en trouvera pas de trace convaincante dans les annonces présidentielles. Et pour cause : l’exercice gouvernemental aura consisté à concéder quelques in­flexions, mais sans changer ses choix de politique économique.
Au rang des mesures positives, l’Unsa retient une meilleure indemnisation du chômage partiel ainsi que la création d’un fonds d’investissement social. Mais rien ne bougera des exonérations et de la défiscalisation des heures supplémentaires (coût : quatre milliards pour l’État), pas plus que les trente mille suppressions d’emplois publics prévues en 2009. Quant à la suppression partielle de l’impôt sur le revenu pour les contribuables de la première tranche, à l’allocation de rentrée scolaire ou aux primes exceptionnelles aux chômeurs, elles ne permettront pas de soutenir durablement la consommation. Pour le gouvernement, le moteur de l’activité économique marche à l’offre, la demande restant subalterne. Quant à l’État et ses Services publics, il les perçoit comme une charge à alléger impérativement.

Dans ce contexte, obtenir d’autres choix implique la mobilisation des salariés. L’occasion en sera donnée le 19 mars prochain. Conquérir un vrai plan de relance stimulant l’activité économique et la consommation, gagner de vraies mesures protectrices pour les salariés, sauver la Fonction publique : tels sont les objectifs que nous nous fixons.

 

Luc Bérille
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