Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)
Décidément ce gouvernement et cette majorité ont un problème avec l’Enfance. Leur approche du traitement de la délinquance juvénile en est un triste exemple. Pour nous, enseignants de l’Unsa, les enfants ne sont ni des anges, ni des démons. Une infime partie de notre Jeunesse bascule dans la délinquance et il faut s’en occuper.
Depuis plus de soixante ans, l’ordonnance de 1945 organise l’action en direction de cette fraction de l’enfance. Le SE-Unsa et l’Unsa se reconnaissent dans l’esprit de cette ordonnance, même réformée plusieurs dizaines de fois. En privilégiant l’Éducatif sur les nécessaires mesures répressives, cette dernière est un bel exemple de consensus républicain.
Pourtant la majorité Ump, mesure après mesure, rapport après rapport, tente de changer de priorité et cherche à stigmatiser la Jeunesse et l’Enfance. D’Édvige au rapport Varinard et la prison dès 12 ans, en passant par le « dépistage » précoce à trente-six mois de la délinquance, c’est toute l’Enfance qui est soupçonnée. En témoigne le discours prononcé par Rachida Dati, lors de la remise du rapport Varinard, qui a déclaré : « J’ai voulu cette confrontation des idées pour que nous puissions atteindre le seul objectif légitime : éviter à notre Jeunesse de s’ancrer dans la délinquance […] et formuler des propositions respectueuses de ce nécessaire équilibre entre l’intérêt de l’enfant, de son avenir, et la sécurité des Français ». Tout est dit, c’est la Jeunesse toute entière qui risque de sombrer dans la délinquance et de menacer ainsi la sécurité des Français. Cet incroyable raccourci est le symbole de l’entreprise de criminalisation de l’Enfance qui est à l’œuvre avec ce gouvernement.
Avec l’Unsa, nous nous y opposerons en exigeant que les services de protection judiciaire de la Jeunesse aient les moyens de leurs missions.