Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)
La CAPD du 17 juin 2009 était convoquée pour traiter de deux sujets principaux :
Annulation des demandes de changement de département
Mouvement du premier degré
Concernant le premier point, les 2 demandes d'annulation de changement de département ont reçu un avis favorable de la CAPD. Comme, dans le même temps, 6 collègues qui devaient entrer dans notre département ont annulé leur demande, la balance reste favorable à la Guadeloupe. Il a été aussi enregistré une demande d'annulation de stage CAPA-SH. Pour ce qui est des opérations du mouvement, cette CAPD restera dans les annales comme la plus surréaliste qu'on ait jamais connue. Face à des représentants des personnels déterminés à trouver des solutions pour corriger les erreurs du mouvement et garantir ainsi la plus grande équité entre les participants, on a vu se dresser une administration têtue et réfractaire à toutes les argumentations. Le désaccord est net et profond entre les parties. Les représentants des personnels, malgré la façon dont s'étaient passés les deux groupes de travail qui ont précédé la CAPD, étaient présents pour renouveler leurs interrogations et leurs inquiétudes devant les propositions d'affectation faites. Ils étaient animés du seul souci de trouver une issue favorable à un mouvement s'annonçant comme inéquitable et sans transparence. Le problème est que le mot équité semble avoir une signification différente selon la position où on se trouve. Qu'on en juge par trois exemples très parlants : 1) Le SE-UNSA présente, de façon très argumentée, la situation d'une collègue dont le poste a été transformé sans qu'elle en soit officiellement informée et demande qu'elle puisse bénéficier d'une mesure de carte scolaire. Dans un premier temps, l'Administration semble accepter le principe de la mesure de carte scolaire sur tout poste. Après l'intervention d'une IEN et une suspension de séance à la demande de l'Administration, changement de cap... Lors du vote, les représentants de l'Administration, comme un seul homme, votent contre. L'administration décide que cette collègue bénéficiera d'une priorité, mais que sa situation ne sera examinée que lors de la deuxième phase. Il ne faut pas déranger le mouvement, bien sûr. Vous avez dit équité? 2) Dans le cas d'une collègue étant arrivée sur un poste de direction à cause d'une priorité indue, l'Administration a réalisé une "chaine" en replaçant les collègues selon leurs barèmes. Il lui a été démontré que la chaîne, à partir d'un certain nom, était fausse. Fausse, de manière plus qu'évidente, car une collègue en mesure de carte scolaire, donc prioritaire, qui avait, initialement, obtenu son voeu N° 4, a été déclassée à son voeu N° 11. Comprenne qui pourra... Vous avez dit équité? 3) Suite aux remarques faites par les représentants des personnels, l'Administration avait décidé de réintégrer dans le mouvement 4 postes de directeurs partant à la retraite. Mais elle se refuse toujours à faire de même pour les postes des autres catégories de personnels partant à la retraite. Elle décide unilatéralement d'attribuer la plus grande partie de ces postes aux 11 PE2 restés sans poste dans le projet de mouvement. Vous avez dit équité? Dans de nombreux autres cas, les propositions faites ne correspondent pas aux dispositions de la circulaire rectorale d'organisation du mouvement. Quand l'Administration ne respecte pas ses propres règles, où est l'équité? A l'issue d'une deuxième suspension de séance demandée, cette fois, par les délégués des personnels, le courrier envoyé au Recteur par les organisations syndicales, après la CAPD manquée du 10 juin dernier, a été lu pour informer l'ensemble des représentants de l'Administration de nos doléances. Le courrier du Secrétaire Général du Rectorat à l'ensemble des personnels, daté du 9 juin 2009, affirmait cependant que la CAPD état là pour rectifier les erreurs. Manifestement, il n'en est rien... Dans ces conditions, la rupture était inévitable et, tirant les conséquences de cette situation, les représentants des personnels ont préféré se retirer et laisser l'Administration face à ses responsabilités.
L'administration ne semble avoir aucun respect pour nous, représentants des personnels. Commissaire paritaire depuis plus d'une dizaine d'années, je n'ai jamais vu pareille cacophonie lors du mouvement du personnel 1er degré. De plus, par la lettre envoyée aux collègues par Monsieur Le Secrétaire Général, tout est fait pour nous discréditer à leurs yeux! Nous ne sommes en aucun cas responsables de la gestion administrative mais il est de notre devoir de défendre les droits de nos collègues électeurs. Un fois de plus, force est de constater que le dialogue social si cher à notre hiérarchie se dit vraiment du bout des lèvres!L'union fait la force! Restons solidaires!