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Selon les termes de la loi d’orientation de 2005, le diplôme national du brevet (DNB) doit « attester la maîtrise des connaissances et des compétences du socle commun ». Quatre ans plus tard, le Dnb n’a toujours pas accompli sa mue. Pis, il est devenu une épreuve hybride et protéiforme qui mêle allègrement et dans la plus grande confusion contrôle continu, note de vie scolaire et épreuves terminales, attestation de langues vivantes et B2i, sans oublier l’attribution de mentions sur la base d’une moyenne chiffrée… C’est dire s’il y a urgence à clarifier les choses et à proposer une rénovation globale et cohérente du diplôme du brevet. Malheureusement, si le ministère travaille bien à une redéfinition du brevet, il peine toujours autant à rentrer véritablement dans la logique du socle. C’est ainsi que, loin d’articuler socle commun de connaissances et de compétences et disciplines scolaires, il envisage un système double dans lequel coexisteraient attestation des compétences du socle et contrôle continu avec moyenne, sans oublier les sacro-saintes épreuves terminales donnant lieu à des notes chiffrées. En clair, on s’achemine vers un système semblable à l’existant, mais en pire ! À trop vouloir ménager la chèvre et le chou, c’est une fois de plus le socle commun qui risque d’être le dindon de la farce ministérielle…
Pour le SE-Unsa, le Dnb doit servir à attester l’acquisition du socle commun et uniquement cela. Sa rénovation devrait être l’occasion de le repenser de fond en comble pour en faire le miroir fidèle des acquis des élèves dans chacun des piliers du socle. À cet égard, il faudrait cesser de concevoir le brevet sur le mode du tout ou rien et l’imaginer davantage comme un ensemble de brevets ou attestations d’un niveau de compétence acquis dans chaque pilier du socle.