Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)
Quand la situation de l’emploi se dégrade, comme actuellement, les premiers touchés sont les salariés précaires, au premier rang desquels se trouvent les jeunes et les femmes. Près d’un million de jeunes de 16 à 25 ans sont en contrat à durée déterminée (Cdd), en intérim, à temps partiel, en contrat aidé, au chômage ou hors du marché du travail. Ils connaissent le plus fort taux de pauvreté. Les politiques menées depuis vingt-cinq ans pour l’insertion des jeunes n’ont pas produit les effets escomptés. Les dispositifs segmentés et cloisonnés ont conduit l’action publique à se transformer en un « mille-feuilles » inefficace.
L’Unsa milite pour une prise en charge multidimensionnelle en matière de santé, de logement et de transport. En particulier, la garantie des risques locatifs et des conditions favorables d’accès à l’examen du permis de conduire sont des éléments essentiels au soutien des jeunes. S’agissant de l’orientation qui se pose tout au long de la vie, elle ne peut se faire par défaut ou être seulement tournée vers les métiers « en tension ». Pour l’Unsa, l’orientation nécessite des lieux d’information pour conseiller les jeunes selon leurs aptitudes et leurs aspirations. Si les besoins du moment du marché du travail sont évidemment à prendre en compte, ils ne sauraient être les seuls critères. L’accès des jeunes à un emploi de qualité nécessite bien une réflexion approfondie. Quel que soit le niveau de bagage scolaire, même s’il est élevé, des difficultés d’accès à l’emploi se font sentir. Enfin, si la formation en alternance donne des résultats positifs, elle reste trop modeste au regard des enjeux. L’Unsa souhaite que les dispositifs d’alternance soient soutenus et amplifiés et que les Maisons de l’emploi voient confirmer leur rôle au sein des territoires. Pour l’Unsa, la jeunesse porteuse de l’avenir de notre société ne peut être sacrifiée sur l’autel de la crise.