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Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)

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Actions interprofessionnelles : point d’étape

Jean Grosset, secrétaire général adjoint de l’Unsa, nous livre ses réflexions et ses analyses sur la démarche et le fonctionnement de l’intersyndicale « interpro. » au cours de ces six derniers mois.

L’Enseignant : Comment définirais-tu cette intersyndicale qui se réunit depuis bientôt six mois ?
Jean Grosset : De nombreuses raisons permettent de comprendre pourquoi une telle intersyndicale existe. Il y a, bien sûr, la situation sociale, avec des milliers d’emplois publics et privés supprimés, des centaines de milliers de chômeurs supplémentaires, un chômage technique qui augmente... Dans cette situation, il était naturel que les syndicats français s’unissent sur quelques questions. Il est à noter aussi que, cette fois-ci, l’in­tersyndicale a une plate-forme ; elle ne s’est pas rassemblée contre un projet gouvernemental (Cpe, retraites...). S’ajoute à cela que chaque syndicat, dans notre pays, touche une partie du salariat et qu’il est incontournable d’unir les forces syndicales. L’intersyndicale du Cpe avait aussi laissé des traces dans une pratique plutôt normale des relations intersyndicales françaises.
La journée du 7 octobre, à l’appel de la Csi et de la Ces, a mis en évi­den­ce la nécessité de créer une intersyndicale. C’est d’ailleurs ce qu’avait déclaré Alain Olive, notre secrétaire général, dans son intervention au rassemblement du Trocadéro. Il faut aussi dire que la majorité des syndicats souhaite réel­lement cette union ; d’ailleurs, le texte adopté est un bon compromis qui a guidé l’action du 29 janvier et soutient celle du 19 mars.

Quels sont les enjeux pour cette intersyndicale ?
J. G. : C’est déjà un rassemblement qui donne confiance aux salariés et qui indique, à partir du moment où toutes les forces syndicales sont d’accord sur un texte, que la situation est grave, que la démarche est sérieuse. Les décisions d’actions sont d’ailleurs très responsables et certaines organisations, qui restent libres de leurs propos à l’extérieur, doivent tenir compte de l’avis de tous et ne peuvent s’engager imprudemment dans des actions minoritaires.
C’est bien sûr l’organisation du rapport de force qui constitue un élément de pression incontestable en direction du patronat et du gouvernement. C’est aussi un facteur d’ordre évitant, de fait, des débordements irresponsables qui ne défendent pas forcément les intérêts des salariés. Nous avons souhaité aussi, avec d’autres organisations, que cette intersyndicale s’installe dans la durée et permette aux syndicats de se rencontrer, d’analyser lucidement la situation sans forcément décider de nouvelles journées d’actions qui risquent d’essouffler « les troupes ».

Et comment se situe l’Unsa dans ce contexte ?
J. G. : Nous avons toujours plaidé pour des relations intersyndicales loyales et normales. Nos congrès de Lille et de Nantes sont très nets sur le sujet. Nous sommes donc très à l’aise, tant nous avons le sentiment de contribuer à faire respecter les salariés. Nous construisons un rapport de force indispensable pour défendre l’emploi et le pouvoir d’achat.
Cela ne fait pas disparaître les divergences que nous pourrions avoir avec telle ou telle organisation. Au contrai­re, l’Unsa développe ses orientations, agit pour que l’inter­syndicale se tienne dans la durée et poursuit son implantation en créant des centaines de sections syndicales dans toutes les professions. Une démarche ouverte, utile, efficace.

Propos recueillis par Fabrice Coquelin
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