Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)
Depuis son discours de Nantes en septembre 2007, Nicolas Sarkozy n’a pas modifié d’un iota sa vision de la Fonction publique. Même si elle avance cachée, la politique que le gouvernement met en œuvre répond directement à sa vision libérale des fonctionnaires : trop nombreux, trop chers et… pas assez de place pour le marché. La nouvelle conception du remplacement l’illustre parfaitement.
Les rapports annexés au budget font état d’une efficience remarquable des dispositifs de remplacement. Ainsi dans le premier degré est-il noté : « Les indicateurs portant sur le remplacement montrent également une situation saine au niveau national comme dans la plupart des académies ». Dans le second degré, « pour couvrir un besoin qui a augmenté depuis juin 2003 de 2 027 Etp, l’efficience des dispositifs de remplacement et de suppléance s’est globalement améliorée : les moyens consacrés au remplacement en cours d’année et à la suppléance ont diminué de 2 725 Etp. Le taux de rendement des personnels a progressé de plus de 10 points en cinq ans ». En résumé, le système fonctionne, donc… on va le dynamiter !
• Dans le premier degré, le remplacement est dans le collimateur de la machine à faire des économies. 25 000 Etp, c’est tentant quand on veut diminuer l’emploi public. Trois axes sont mis en œuvre : recours à des non-titulaires, dégradation du temps nécessaire pour avoir un remplaçant, abandon du principe des listes complémentaires.
Un exemple : l’Ia des Deux-Sèvres vient de recruter onze contractuels pour occuper des postes vacants jusqu’à la fin de l’année. Double avantage : on les paie peu, ils ne seront plus là en juillet. Un appel à la liste complémentaire aurait coûté plus cher : un enseignant recruté, payé pendant les vacances et inscrit à l’Iufm l’année suivante… On recule de vingt ans en arrière.
La préparation de la rentrée montre une évolution inquiétante. Pour faire « passer » les retraits, les départements abusent des suppressions de remplaçants. Près d’une dizaine dans le Pas-de-Calais alors que, l’an dernier les classes sans maître se sont multipliées… On rend le recours à l’auxiliariat inévitable.
• Dans le second degré, la situation est si mauvaise que le ministère a retardé au maximum l’annonce des suppressions de 3000 Tzr. La création d’une agence de remplacement pour la rentrée qui permettrait d’économiser ces postes ne vise qu’à une chose : développer le recours aux non-titulaires.
Le SE-Unsa dénonce ces orientations. Le recours à des non-titulaires sous-payés et sans formation professionnelle ne peut servir de réponse. Nous avons besoin d’emplois de titulaires remplaçants.
La destruction de l’emploi public renforce les difficultés aujourd’hui. Raison de plus pour agir ensemble!
Guy Barbier