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Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)

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Les artifices du ministre pour faire passer la saignée des postes

Ainsi donc, à en croire Xavier Darcos sur France 2, il y aurait 1,2 million de personnes à l'Éducation pour 12 millions d'élèves. Un pour dix, pas de quoi se plaindre. Sauf, qu'une fois de plus, tout à vouloir convaincre l'opinion publique, le ministre a travesti les chiffres. Son ministère compte moins d'un million de personnes... Plus de 20% d'erreur, on est loin de la réalité ! S'il y avait, effectivement, 200 000 personnes de plus au service des élèves, nous n'aurions sans doute pas la même appréciation sur les suppressions annoncées pour 2009.
13 500 postes sont supprimés, officiellement avec le même nombre d'élèves pour le Service public. Pas de risque d'être démenti par la Dep(*) dont les publications sont suspendues sur ce point : il n'y a plus de prévisions d'effectifs hormis celles fournies par le cabinet.
Pour atténuer la mobilisation des collègues et des parents, les recteurs font des annonces parcellaires. Celui de Montpellier ne voit que des créations dans son académie... les documents ministériels disent le contraire. Il y aura 115 postes fermés dans le premier degré et la dotation de 65 emplois dans le second degré va être amputée par le deuxième volet de la carte scolaire : celui des suppressions de postes de remplaçants ; 3000 fermetures sont encore à prononcer et aucune académie ne sera épargnée !

Dans le premier degré, avec 3000 recrutements de stagiaires en moins, la suppression des stages filés va amputer les moyens des écoles de 750 équivalents postes. Dans le même temps, alors que les académies ne sont plus en capacité de faire face aux besoins de remplacement, le ministère refuse de débloquer les listes complémentaires ouvrant la porte aux recrutements de vacataires. Après Rennes, c'est le cas à Poitiers. Le manque d'enseignants titulaires sera renforcé par le choix de diminuer les recrutements.

Dans le second degré, l'aug­mentation des effectifs est plus importante que celle annoncée par le ministère et ne fait que correspondre à la logique démographique. Dans ce contexte, les créations nécessaires pour faire face à l'accueil des élèves supplémentaires font reporter sur les lycées l'intégralité des suppressions d'em­plois. Une nouvelle fois, les déclarations du ministre sont battues en brèche par les faits. En Lp, les suppressions de formations se multiplient en décalage avec les promesses. Les Legt ne sont pas plus épargnés, nonobstant le discours officiel.
Les suppressions dans notre ministère ramènent 400 millions au budget... à mettre en regard des milliards trouvés pour les banques !
Après les actions de janvier, le SE-Unsa sera partie prenante aux côtés des collègues qui se mobilisent pour refuser la politique de restrictions imposée par le gouvernement au Service public.

Guy Barbier
(*) Direction de l'évaluation et de la prospective.

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