Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)
Point sur les négociations en cours dans l’Education Nationale
Depuis le 20 janvier 2009, les établissements scolaires sont fermés suite au mouvement de protestation des personnels de l’Education nationale en Guadeloupe à l’appel d’une Intersyndicale regroupant l’UNSA Education, le SNUIPP, la FAEN, le SPEG, le SEP-CGTG et le SEGP-SNEC-CFDT, un syndicat de l’enseignement privé. On peut noter que les syndicats du secondaire de la FSU (SNES et SNEP) n’ont pas appelé à l’action, préférant se réserver pour la grève nationale du 29 janvier prochain.
L’Intersyndicale, dont le mouvement s’inscrit dans la perspective du Collectif « Lyannaj kont pwofitasyon », a remis au Recteur un cahier de revendications pour lesquelles elle a réclamé des réponses précises.
Jeudi 22 janvier 2009, le Recteur fait parvenir à l’Intersyndicale un mémoire de 21 pages où il estime répondre aux différents points du cahier de revendications.
A l’examen, ce mémoire se révèle plutôt être un texte explicatif des politiques nationale et académique et ne peut, en aucun cas, être considéré comme une base sérieuse de travail. C’est ce que l’Intersyndicale fera savoir au Recteur, lors de la première rencontre, le vendredi 23 janvier.
Lors de cette première séance de négociations, plusieurs points sont abordés :
Lors d’une deuxième rencontre, le lundi 26 janvier, le Recteur donne lecture d’un communiqué de presse où il affirme toute sa confiance aux membres de son staff.
Il donne son accord à une application stricte du droit syndical dans le privé au même titre que dans le public et à la mise en place urgente de la commission de concertation de l’enseignement privé.
A une question de l’Intersyndicale, il indique que le Ministère refuse tout recrutement sur liste complémentaire, sauf cas exceptionnel. Il estime, quant à lui, qu’il pourrait, éventuellement, « examiner au cas par cas ». L’Intersyndicale argumente sur la nécessité de pourvoir les postes vacants, qu’elle estime à 30, à l’aide de la liste complémentaire. Elle réclame, de nouveau, les chiffres concernant les postes vacants, que le Recteur dit n’être pas en mesure de fournir.
Le point concernant les moyens est abordé, mais le Recteur estime de pas pouvoir en discuter, car les derniers arbitrages sont en cours au Ministère. Il indique avoir fait remonter des argumentaires au Ministère et précise cependant à l’Intersyndicale que les suppressions de postes, au niveau du second degré, pourraient passer de 79 à 106. Pour ce qui est des administratifs, la suppression de 5 postes est confirmée.
L’autre point abordé concerne la réduction du nombre de TZR dans l’académie. Il est convenu que des dispositions soient prises pour stabiliser les TZR qui le désirent, en particulier par la création de postes définitifs regroupant des BMP permanents et l’instauration d’une bonification applicable aux TZR exerçant dans l’académie, dont les modalités seront discutées lors d’un groupe de travail réuni à cet effet.
Troisième rencontre le mardi 27 janvier : l’Intersyndicale réitère sa demande concernant les postes vacants. Le Recteur produit un document obtenu à partir de recoupements téléphoniques auprès des IEN, mais qui se révèle, après examen, truffé d’erreurs. Après contact pris avec le chef de la Division des Personnels Enseignants du Premier degré, le Recteur finit par reconnaître que le document fourni est inexact et donne le chiffre de 27 postes vacants, sans plus de précisions. Face à ce qui apparaît comme une incurie des services rectoraux, l’Intersyndicale déclare au Recteur ne pas pouvoir continuer les négociations dans ces conditions. Elle lui demande solennellement de fournir, après consultation de ses services, un document fiable. Après avoir convenu d’une nouvelle rencontre, le lendemain à 10h, l’Intersyndicale quitte la salle. Elle fait paraître un communiqué de presse où elle relate les raisons du clash et appelle les personnels à poursuivre la mobilisation.
JEAN Antony