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Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)

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Réformes en Italie

Alors qu’une éducation de haute qualité est reconnue comme une priorité par la stratégie de Lisbonne, de nombreux gouvernements taillent dans les budgets et réduisent la participation de l’Etat. C’est notamment le cas en Italie: le gouvernement de Silvio Berlusconi a décidé de supprimer environ 130 000 emplois de personnels enseignants et administratifs.



La privatisation de l’éducation publique est souvent dissimulée sous le vocable de "réforme éducative" ou introduite subrepticement en tant que "modernisation" : le constat fait par l’Internationale de l’Education (IE) dans une récente étude* n’est pas rassurant. Pour l’IE, l’on assiste à deux formes de privatisation : d’une part en important des idées, techniques et pratiques du secteur privé afin de rendre les écoles plus proches des entreprises ; d’autre part, lorsque l’éducation publique s’ouvre à la participation du secteur privé dans un but lucratif. Les impacts sont bien sûr importants sur la façon dont l’enseignement est dispensé, dont le programme des cours est déterminé, dont les enseignants sont formés, dont les étudiants sont évalués etc.  

L’exemple italien
La réforme du système éducatif italien lancée par Silvio Berlusconi et la ministre de l’éducation, sans aucune consultation préalable des différents acteurs et sans discussion de fond au parlement en est une parfaite illustration. Pour Gabriella Giorgetti, du syndicat FLC Cgil, "la destruction de l’éducation publique en Italie passe par deux processus : la réduction des ressources  et le retour à un modèle d’éducation du passé, sélectif et méritocratique." Les conséquences sont nombreuses : suppressions massives d’emplois, augmentation du nombre d’élèves par classe, ouverture des universités à des fonds privés etc.
La réaction ne s’est pas faite attendre. Un mouvement d’envergure s’est créé et deux grèves nationales les 30 octobre et 14 novembre ont mobilisé, dans les rues des grandes villes des millions de personnes. "Ce qui est important, dit Gabriella Giorgetti, c’est qu’il y a un très grand mouvement d’opposition qui englobe non seulement les travailleurs de l’école et de l’université mais aussi les parents, les étudiants qui ne veulent pas d’un futur précaire ou être obligés de s’exiler. Les présidents d’universités ont également pris fortement position contre le gouvernement."

La situation italienne a cristallisé l’attention de l’Europe entière qui a bien compris que si l’exemple italien constitue un paroxysme, les résonances sont fortes dans l’ensemble des pays de l’Union, dont la France. L’UNSA Education  a d’ailleurs apporté son soutien à la FLC Cgil** et dénoncé les choix désastreux faits par les gouvernements pour le service public et l’abandon, en France, comme en Italie, de la priorité à l’éducation.


* Un résumé de l’étude « La privatisation déguisée menace l’éducation publique » peut être consultée sur le site de l’Internationale de l’Education ei-ie.org/fr
Pour retrouver l’étude directement, tapez "La privatisation déguisée menace l’éducation publique" dans votre moteur de recherche.

** La FLC-Cgil est née en 2004 de la fusion entre la Cgil Scuola et le Syndicat national de l’université et de la Recherche. C’est le syndicat des travailleurs de l’école (publique, privée), de l’éducation des adultes, de l’université, de la Recherche, de la formation professionnelle, de la haute formation artistique et musicale. La FLC-Cgil est membre de l’Internationale de l’Education.

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