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Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)

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Carte scolaire

Face aux mobilisations lycéennes et compte tenu du contexte social, Xavier Darcos a reporté la réforme du lycée. Il a juré alors avoir le souci du dialogue. Pourtant, deux jours plus tard, les membres du Ctpm(*) ont reçu les « dotations de rentrée » trois heures avant le début de la séance… Du coup, les organisations syndicales ont refusé de siéger. Absence de dialogue et mépris des représentants des personnels trouvent leur explication dans les chiffres communiqués par la suite. Les répartitions académiques confirment la brutalité des décisions budgétaires.
• Dans le premier degré, à l’exception de la Guyane qui reçoit trois postes, toutes les académies connaissent des retraits d’emplois, alors même que le ministre prévoit près de quatorze mille élèves supplémentaires à la rentrée 2009.
Selon le ministère, la fragilité des prévisions a conduit à surestimer les effectifs, les postes ayant été prévus, il ne faut pas se plaindre. C’est oublier que :
- si les effectifs ont crû moins vite, c’est essentiellement dû au choix de baisser la scolarisation des deux ans : 2% en moins représentant quinze mille élèves ;
- les postes prévus au budget sont loin d’être au rendez-vous, car depuis deux ans, les Ia ont utilisé deux mille postes de moins que prévus !
La situation va être aggravée cette année par la disparition de trois mille postes de stagiaires qui travaillent une journée par semaine en stage filé. Avec ces Pe2, ce sont l’équivalent de sept cent cinquante postes qui sont retirés des classes.
La « sédentarisation » des maîtres de Rased apparaît pour ce qu’elle est : une cynique opération budgétaire. Les postes se révèlent supprimés dans les documents ministériels.
• Dans le second degré, les effectifs remontent en collège (+16 300 élèves), mais baissent en Lp (-7000) et Legt (-20300). À la rentrée, il pourrait donc y avoir dix mille quatre cents élèves de moins. La purge n’est connue qu’à moitié en ce qui concerne les postes d’enseignants. Le ministère retire une première vague de trois mille emplois, épargnant dans un premier temps sept académies. La suppression de trois mille postes de Tzr, « répartis ultérieurement », concernera tout le monde. La disparition d’un millier de stagiaires creusera les moyens disponibles de près de cinq cents Etp supplémentaires. Trois cents postes de Mi-Se sont transformés en postes d’infirmiers, pour la deuxième année consécutive, et sans qu’ils soient remplacés par des assistants d’éducation.

Au total, pour l’ensemble de l’enseignement scolaire, les effectifs élèves augmentent et treize mille cinq cents postes disparaissent. L’économie représente six cents millions d’euros. À mettre en regard des milliards trouvés pour les banques. Au moment où l’investissement éducatif est primordial, le gouvernement ne considère l’Éducation nationale que comme un gisement d’économies d’emplois. Complaisance pour les uns, mépris pour les autres.
Le SE-Unsa appelle à manifester contre ces décisions le 17 janvier partout en France.

Guy Barbier
(*) Comité technique paritaire ministériel.

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