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Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)

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École maternelle... des actes !

Affiche école maternelle se unsa guadeloupe 2013« Quand j’ai dit, en répon­se à une question sur la scolarisation des enfants dès 18 mois, qu’il ne fallait pas confondre le métier d’enseignant à la maternelle avec celui de puéricultrice, certains y ont vu une remise en cause des maîtres de maternelle ; mais telle n’était pas du tout mon intention, et si je les ai blessés, je m’en excuse auprès d’eux ». Soit, mais le divorce entre les enseignants et leur ministre est consommé. Ces excuses, pour bienvenues qu’elles soient, ne constituent pas cependant une réponse pertinente aux attentes des enseignants. Elles ne suffiront pas à apaiser leurs inquiétudes.
La campagne de dénigrement de la maternelle, orchestrée par l’Ump, a profondément déstabilisé la pro­fession. Les dérapages verbaux du ministre, puis les rapports parlementaires « Tabarot » et « Papon » qui préconisent de transformer les classes qui accueillent des enfants de 2 à 3 ans en jardins d’éveil animés par des professionnels de la petite enfance, séduisent toujours un ministre plus soucieux d’économies budgétaires que d’intérêt éducatif.

La Dgesco, quant à elle, récemment auditionnée par la commission des finances du Sénat, a affirmé, sans rire, que « les disparités géographiques en matière de scolarisation des enfants de 2 ans sont liées au poids des traditions ». Faut-il en conclure qu’un bouleversement des traditions est intervenu depuis 2001, date à laquelle l’État s’est engagé dans la déscolarisation des enfants de deux ans ? En désaccord total avec cette politique, le SE-Unsa défend la possibilité d’une scolarisation à partir de deux ans, dès lors que les parents en font la demande, et continue de militer pour en améliorer la qualité. Il ne se résout pas à ce que ces enfants soient ravalés à une simple marge de manœuvre budgétaire et exige la tenue d’une conférence de consensus sur ce thème, loin des débats idéologiques.

Pascaline Perrot
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