Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)
Une proposition de résolution du parlement européen met l’accent sur la nécessité d’investir dans la formation continue des enseignants. Mais nous assistons, en France, à une mise à sac de ce qui reste de celle-ci dans l’Éducation nationale, notamment dans le premier degré.
Ainsi, la masterisation de la formation initiale des enseignants va-t-elle impacter lourdement la formation continue. La suppression de l’année de stagiaire a pour conséquence de faire disparaître les stages « filés » et les stages « massés ». Cela supprime la possibilité, offerte à plusieurs dizaines de milliers de professeurs des écoles, de prendre part à des sessions de formation continue sur leur temps de travail. Rien n’est à ce jour prévu pour les remplacer.
Mais la masterisation, au-delà du remplacement effectué par les stagiai-res, pose plus largement la question de l’existence même de la formation continue telle que nous la connaissons depuis les années soixante-dix. En effet, l’opérateur principal de celle-ci est l’Iufm. Outre les contenus proposés, l’Iufm permettait d’assurer une formation continue de proximité dans les antennes départementales. Avec leur disparition, qui va la prendre en charge ? Les universités, les corps d’inspection, les établissements ? À ce jour, le SE-Unsa n’a obtenu aucune réponse.
La formation continue des enseignants, comme d’autres sujets, pourrait faire les frais des économies budgétaires. L’Institution pourrait abandonner aux universités,
voire à des entreprises privées spécialisées, la formation continue des enseignants. Charge à ces derniers de trouver le temps et l’argent pour continuer à se former tout au long de leur carrière.
Pour le SE-Unsa, cela constituerait une régression sans précédent. Une fois de plus, elle illustrerait que ce qui guide le gouvernement, ce n’est hélas pas l’intérêt du Service public, mais les économies budgétaires et une conception rétrograde du métier d’enseignant.
Christian Chevalier