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1er degré

Lundi 9 novembre 2009

Comme chaque année, le SE-Unsa met ses élus du personnel à la disposition des candidats aux mutations, soucieux que ceux-ci y voient clair et appréhendent au mieux le dispositif et ses règles. Encore une fois, le ministère va publier la note de service sans avoir conduit une réelle concertation avec les syndicats représentatifs. Certes, un projet nous a été présenté lors d’une réunion début octobre. Le SE-Unsa a alors fait part de ses remarques et demandes de modifications : ni avis, ni réponse du ministère ! Aujourd’hui 27 octobre, nous venons de recevoir la version finalisée, à quelques jours de la parution au Bo prévue le 5 novembre.
Le ministre change, le directeur des ressources humaines aussi, mais les pratiques demeurent !

La note de service 2010 comporte les mêmes travers dénoncés l’an dernier. On retrouve la politique dite de « gestion qualitative » dont nous avons vu les effets lors des dernières mutations. Le ministère confiera donc à nouveau votre dossier de mutation à une plate-forme privée avec mise en place d’un numéro vert et
d’une cellule de suivi personnalisé. L’administration annonce qu’elle s’occupe de tout, mais on a pu constater que cela consistait surtout à communiquer à la va-vite des résultats sans pouvoir apporter de quelconques explications. Quant aux mouvements départementaux, la rédaction reste quasiment la même alors que nous avons dénoncé avec force les dérives des mouvements 2009. Il va sans dire que nous mènerons les actions nécessaires localement avec les personnels pour que leurs droits soient respectés.

Quelle que soit votre situation, les équipes militantes du SE-Unsa
seront à vos côtés pour vous aider si vous le souhaitez. En effet, forts de leur expérience, de leur connaissance des textes et des situations locales, ils pourront vous conseiller pour la formulation de vos vœux et défendre votre situation en commission administrative paritaire (Cap). Avant et pendant celle-ci, ils suivent l’évolution de votre dossier. À l’annonce du résultat, ils sont à même de renseigner sur le poste obtenu. La « garantie de suivi personnalisé », c’est le rôle indiscutable des élus du personnel qui prennent le temps d’être réellement aux côtés des candidats.

Alors, faites confiance aux élus du SE-Unsa, n’hésitez pas à leur confier votre dossier !
Bonne chance ! 

Dominique Thoby,
secrétaire nationale

Publication à télécharger en version intégrale au format PDF

 

 

 
Par SE-UNSA 971 COMMUNICATION
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Vendredi 6 novembre 2009
Par SE-UNSA 971 COMMUNICATION
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Jeudi 5 novembre 2009
Par SE-UNSA 971 COMMUNICATION
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Lundi 2 novembre 2009
Je ne suis pas habilité(e). L’administration peut-elle m’obliger à partir en stage pour préparer l’habilitation ?
La réponse est oui. Le
décret fonction publique no 2007-1470 du 15 octobre 2007 précise, à l’article 7, que « les fonctionnaires peuvent être tenus, dans l’intérêt du service, de suivre des actions de formation continue prévues au 2o de l’article 1er. Ils peuvent également bénéficier de ces actions sur leur demande, sous réserve des nécessités de fonctionnement du service ». L’enseignement des langues vivantes est un enseignement obligatoire ; les enseignants doivent donc être formés.
 
Je ne suis pas habilité(e). Peut-on m’imposer d’enseigner une langue vivante ?
La réponse est non. La circulaire habilitation 2001-222 du 29/10/2001 précise qu’« à l’exception des enseignants du 2nd degré recrutés en langue, des PE ayant choisi la dominante langue vivante au cours de leur formation initiale et des assistants étrangers des programmes bilatéraux d’échange, les autres personnels chargés de l’enseignement des langues vivantes à l’école primaire, maîtres du 1er degré, agents contractuels recrutés par les IA ou autres doivent nécessairement être habilités pour dispenser cet enseignement ».
 
Je ne suis pas habilité(e). Un collègue va assurer une heure d’enseignement des LV dans ma classe. Mon IEN me demande d’assurer la demi-heure hebdomadaire restante. Est-ce normal ?
La réponse est non.  La demi-heure qui est prise en charge par l’enseignant de la classe (non habilité par conséquent) ne peut être comprise dans le temps d’enseignement des LV. Les programmes fixent ce temps d’enseignement à 1h30 en cycle III. Donc cela signifie que l’enseignement en LV est diminué et que la demi-heure (civilisation par exemple) est ajoutée à l’horaire d’histoire-géographie-histoire des arts. C’est-à-dire que les horaires fixés par les programmes ne sont pas respectés ! Quant aux échanges de service, ils sont encadrés par la note du 11 mars 1991 qui en fait une possibilitédécidée en conseil des maîtres (pas plus de 3h en Cycle II et 6h en Cycle III).
 
Mon habilitation provisoire suffit-elle pour enseigner dans ma classe ?
La réponse est oui et non. La circulaire habilitation 2001-222 du 29/10/2001 précise que l’habilitation est délivrée provisoirement après un entretien qui vérifie les compétences linguistiques et culturelles des candidats ainsi que leur connaissance des textes officiels. L’enseignant habilité provisoirement peut donc enseigner dans sa classe, meilleur moyen de préparer la visite de l’IEN ou du CPC qui délivrera l’habilitation provisoire. Rien en revanche ne l’oblige, voire ne l’autorise, à prendre en charge une autre classe en LV.
 
Je suis habilité(e). Peut-on m’obliger à intervenir dans d’autres classes ?
Il existe plusieurs cas de figure :
· L’enseignant habilité est sur un poste d’adjoint non fléché : rien ne le contraint dans les textes car l’échange de service relève de la décision et de l’organisation de l’équipe.
· L’enseignant habilité est sur un poste fléché LV sans plus de précision : la réponse est identique si rien de particulier n’est précisé pour ces postes.
· L’enseignant habilité est sur un poste fléché LV, avec un profil et une mission précisés : l’échange de service est dans ce cas plus « contractuel ». Si l’on entre dans cette contrainte, cela hypothèque toute possibilité d’autres décloisonnements ou échanges de services (le maximum étant de six heures par semaine).
Par SE-UNSA 971 COMMUNICATION
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Dimanche 25 octobre 2009

Coué enseigne que toute idée qui se grave dans notre esprit tend à devenir une réalité dans l’ordre du possible. C’est bien la méthode adoptée par les deux inspecteurs généraux qui ont rédigé la note de synthèse sur l’évaluation de la réforme de l’enseignement primaire. Celle-ci affirme, de façon récurrente, le bien-fondé des réformes. Dès l’introduction, elle mentionne que « le bilan de l’année est largement positif ». Elle martèle l’écho particulièrement bienveillant que les réformes auraient rencontré auprès des collègues ! Tout va bien donc, tentent de se convaincre les auteurs. Et puisque tout va bien, il faut poursuivre.

Ce postulat idéologique compromet l’intérêt
qu’on aurait pu porter à cette première évaluation très attendue. Un document moins « orienté » aurait pu constituer un point de départ pertinent à une réflexion constructive sur les inflexions ou les évolutions à apporter aux réformes. Il n’en est rien.
Plus grave encore, la note affirme que toutes ces réformes « comportent en elles-mêmes de profondes modifications dans la définition du service des enseignants et des avancées impensables il y a peu, telles que l’individualisation du service, la différenciation des activités du service obligatoire, la possibilité de faire des heures supplémentaires [...], les règlements des mouvements du personnel et la réorganisation d’une partie des Rased. » Et l’Epep, comme réponse à toutes les difficultés !

Pour le SE-Unsa, que des réformes éducatives servent d’alibi à des modifications fonctionnelles et structurelles n’est pas acceptable. La gestion des personnels doit faire l’objet d’une concertation spécifique et ne peut pas s’imposer comme un simple corollaire.
Comment peut-on prétendre qu’il faut aller plus loin encore ?
Peut-on faire remarquer que, si la réussite des élèves dépendait de la structure juridique et administrative des écoles et si l’établissement public « type Eple » était la solution, nous n’aurions plus depuis longtemps d’élèves en échec au collège ?

Claire Krepper

Par SE-UNSA 971 COMMUNICATION
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