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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 00:31

Dans l’académie de Nice, la voie professionnelle paye au prix fort la mise en œuvre de la réforme. Un an avant les autres académies, dès la rentrée 2008, tous les bacs pro sont passés en cursus 3 ans, au mépris de la circulaire ministérielle de décembre 2007. Avec ces changements structurels brutaux, l’administration a imposé systématiquement dans les établissements des réductions drastiques de moyens. 

Christian JUAN, PLP au LP du Golf hôtel à Hyères et responsable académique du SE-UNSA pour la voie professionnelle répond à nos questions.

Quelle est la politique académique sur la voie professionnelle ?
CJ : Il faut revenir à l’exposé du projet académique au dernier CAEN (conseil académique de l’éducation nationale) qui est édifiant !
Le Recteur fait le constat du manque d’élévation du niveau de qualification des jeunes dans l’académie de Nice notamment au niveau IV (bac pro en particulier).
Donc il faudra « que le projet académique soit centré sur une volonté d’élévation des niveaux de formation scolaire et de qualifications professionnelles ».
Il s’engage à ce « qu’il n’y ait pas de réduction du taux d’encadrement en lycée l’année prochaine, ni de diminution de moyens eu égard aux proportions d’élèves. Mais il souligne qu’il y aura néanmoins des diminutions d’emploi globalement dans l’éducation nationale car celle-ci doit contribuer à la maitrise de la dépense publique et de la dette publique ».
Et il ajoute, que « les lycées généraux au titre de la réforme des lycées, ne sont pas touchés cette année, (NDLR : voire auront des petites rallonges), les collèges verront une année blanche, les LP continueront à mettre en place la réforme du bac pro… » (sic)
Les grands projets rectoraux n’auront pas fait longtemps illusion. Ce sont les LP qui subiront intégralement les coupes budgétaires …… et ce, grâce à la réforme !
LP qui, dans le même temps, devront élever le niveau de formation et de qualifications professionnelles. Cherchez l’erreur !
→ Pour info, ce sont 122 emplois budgétaires qui sont supprimés cette année et autant l’année prochaine.

Quelles vont être les conséquences pour les élèves et les enseignants de LP ?
CJ :
• La première est que la réforme du bac pro pour notre académie continue à s’appliquer mais avec des moyens revus à la baisse. Les grilles horaires officielles, globalisées sur trois ans, ne seront pas respectées sur les moyennes annuelles. Seule une vérification hypothétique du quota attribué pour chaque discipline, au bout des 3 ans de cycle, sera possible selon l’administration. Nous sommes très pessimistes quant à l’effectivité de cette affirmation.
• La mise en place de l’accompagnement personnalisé en heures supplémentaires (HSA) a faussé les DHG dans les établissements et rendu aléatoire ce dispositif. Ces heures sont largement utilisées cette année pour compenser les carences d’heures d’enseignement disciplinaires obligatoires et palier l’insuffisance des heures complémentaires pour effectif réduit. C’est le cas d’une majorité de LP dans l’académie.
• De plus en plus de cours se font en classe entière à 30 et plus, souvent en regroupant des spécialités différentes. Certains CAP sont supprimés pour être mis en place avec des classes de Bac Pro. Bonjour la gestion de classe et la progression pédagogique dans ces classes à deux niveaux !
• La recherche de salles de classe pouvant accueillir 30 élèves devient le casse-tête de nos proviseurs dans des établissements prévus à l’origine pour fonctionner à 24.
• Pour les CAP, les fameuses passerelles annoncées vers les bac pro, ne verront jamais le jour. (les élèves inscrits en bac pro iront jusqu’au bout du cycle, ne laissant aucune place libre à des CAP, les sections étant complètes.)
• Les heures de soutien sont réduites à la portion congrue. Ce système s’était répandu dans les établissements pour aider les plus fragiles à revenir au niveau du groupe classe.

Comment les collègues, élèves et parents d’élèves ont t-il réagi ?
CJ : Des assemblées générales ont eu lieu dans beaucoup d’établissements et les élèves se sont mobilisés fortement. Dans la plupart des établissements, les DHG ont été rejetées par les CA. Souvent des actions de grève ont été lancées, la presse en a fait largement échos. Plusieurs établissements de l’aire Toulonnaise ont occupé l’inspection académique.

Mathieu et Eric, des collègues du LP du Golf-hôtel à Hyères (plus gros LP de la région) syndiqués au SE-UNSA, réagissent :
« Face à ces mesures brutales et injustes, c’est de la colère, de l’indignation que nous avons ressentis. Nous nous sommes fortement mobilisés et avons même écrit au ministre (voir en PJ). Il y a eu aussi une audience avec le Recteur.
Une journée de grève a été faite, avec blocage et occupation de l’inspection académique (une cinquantaine d’élèves, parents et professeurs). L’inspecteur d’académie, dépêché en urgence l’après-midi, a débloqué 30h. C’est peu rapport aux réels besoins, mais c’était un début et implicitement une reconnaissance de la carence en heures élèves. La FCPE a de son coté a écrit au Recteur
 ». (Voir en PJ)

Quel est le bilan des actions menées ?
CJ : Les actions ont payé rapidement à Nice, l’établissement obtenant gain de cause. D’autres établissements pour lesquels le manque s’élevait aux alentours d’une centaine d’heures, suite à de prétendues erreurs de l’administration, ont vu leur DHG abondée. (Lycée hôtelier de Nice, LP de Draguignan aussi).
Des projets spécifiques ont permis, par endroit, d’obtenir des heures prélevées sur le compte de l’accompagnement personnalisé.
Globalement, le département des Alpes maritimes est moins pénalisé que le Var ; c’est un constat qui confirme encore une fois le décalage de traitement (historique) entre les deux départements ; les pressions politiques peut-être ?
La situation au niveau académique est contrastée. Certains établissements ayant obtenu gain de cause et d’autres « peu touchés », avec 10 à 30h manquantes, sont rentrés dans le rang.
D’autres restent toujours mobilisés dans la perspective de la rentrée. Par exemple, dans mon lycée, nous avons voté à une quasi-unanimité lors d’une assemblée générale le jour de la journée porte-ouverte, le refus des HSA au-delà de l’heure imposée. De même, des projets d’expérimentation du sport l’après-midi (très discutable), ou autres tutorat pour les nouveaux stagiaires sont refusés, pour le moment. Nous voulons nous faire entendre face au mépris affiché de l’administration.

Le SE-UNSA dans l’action

Quels ont été l’action et le rôle du SE-UNSA ?
CJ : Le SE-UNSA a organisé une journée spéciale « enseignement pro » en décembre 2009 où les difficultés à venir avaient déjà été pointées et débattues.
Le SE-UNSA est intervenu à tous les niveaux et dans toutes les instances, en CTPA (comité technique paritaire académique) particulièrement.
Le SE-UNSA a relayé les revendications des personnels tout en les accompagnant de façon continue, dans l’action locale et académique.

Quelle va être l’action du SE-UNSA dans les semaines et mois à venir ?
CJ  : Nous ferons un état des lieux dans les établissements à la rentrée.
L’action collective a permis des avancées et la résignation n’est pas de mise. La prise de conscience des collègues a été forte et entrainera une meilleure réactivité.
Le SE-UNSA sera toujours à leur coté, pour défendre et promouvoir un enseignement professionnel public de qualité ; le combat syndical continue, nous sommes déterminés.

Propos recueillis par Stéphane DEPIERRE, délégué national de la branche PLP
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