Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du SE-UNSA 971 COMMUNICATION
  • Le blog du SE-UNSA 971 COMMUNICATION
  • : Le SE UNSA GUADELOUPE met à la disposition de ses adhérents et de ses sympathisants les informations syndicales nationales, académiques et départementales de l'Académie de la Guadeloupe ( mouvements, promotions,...)
  • Contact

Adhérez au SE


Le SE-UNSA ne vit, ne peut vous informer, agir, s’opposer et proposer que grâce aux cotisations de ses adhérents.

Soyez solidaires ; n’hésitez pas à nous rejoindre !

Il n’est jamais trop tôt pour adhérer !


Cliquez ici!

CLIQUEZ ICI POUR ADHEREZ 

Modalités pour le nouvel adhérent

 

1)      Le collègue intéressé remplit son bulletin d'adhésion en ligne comme auparavant

2)      Il choisit le mode de paiement par carte bancaire (le choix par chèque ou par prélèvements fractionnés reste possible)

3)      Il est redirigé sur un site sécurisé où il saisit son numéro 16 chiffres de carte bancaire et son cryptogramme

4)      Après validation il reçoit un mél de confirmation lui indiquant les coordonnées de sa section de rattachement (s'il a indiqué une adresse électronique) et est redirigé vers l'accueil de notre site


 

Recherche

Contacts

Pour nous écrire,
cliquez ici.971@se-unsa.org

Profil de Se-unsa Guadeloupe
Profil Facebook de Se-unsa Guadeloupe

Archives

EVENEMENTS DU SE-UNSA

SE unsa guadeloupe 

* MUTATION INTRA *

http://4.bp.blogspot.com/-etgJcFWaP4A/UZsGmL--DzI/AAAAAAAARDM/FKOUXm9lhWo/s320/%253D%253Fiso-8859-1%253FQ%253FUne-Enqu%253DEAte-30k_copie-763805.png%253F%253D

http://www.se-unsa.org/squelettes/images/nego.png

1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 08:13

Regardons de plus près les documents “manipulation des phonèmes” qui seront prochainement mis à la disposition de tous les enseignants de GS pour venir en aide aux “élèves ayant besoin de renforcement” pendant les temps d’aide personnalisée.

Tout d’abord un outil d’observation :

Ce n’est ni de l’évaluation, ni du repérage mais cela suppose quand même de faire passer deux épreuves individuelles à tous les élèves, une de “comptage syllabique” et une de “suppression syllabique” pour une durée de 10 à 15 minutes par élève. Ces épreuves sont issues du BSEDS (Bilan de Santé Évaluation du Développement pour la Scolarité) et ont l’avantage d’être étalonnées. On ignore pourquoi il n’y a pas une épreuve de rimes, ni à quoi sert exactement l’épreuve de “suppression syllabique” qui peut paraître étrange et mériterait quelques explications. En effet, il s’agit de dire à l’élève des “non-mots”, en lui précisant que ces mots n’existent pas, de lui demander de les répéter une fois en entier, puis une autre fois en enlevant la première syllabe.
Un exemple de consigne : “Répète après moi /ONTAR/, (l’enfant répète le mot), et maintenant répète /ONTAR/, mais sans dire /ON/, qu’est-ce qu’il reste ?” Réponse attendue /TAR/.
Après trois exemples de ce type l’épreuve démarre. Inutile de vous dire que de nombreux élèves de GS échouent à cette épreuve, dont une proportion probablement importante parce qu’il n’ont tout simplement pas saisi la consigne. Or, cette épreuve vaut 10 points sur 18, et obtenir 10 ou moins de 10 indique que l’élève est “bon pour le renforcement”. Donc, ne pas comprendre une consigne “étrange” sur des “non-mots” mène à un renforcement en manipulation des phonèmes. Est-ce bien pertinent ?

“Cela ne peut pas faire de mal”, pourrait-on penser à cette étape, sauf que... en regardant de plus près les exercices de renforcement, la question se pose très sérieusement. Précisons déjà que ces deux programmes de renforcement sont issus du programme Parler du Dr Zorman, des outils conçus pour être utilisés dans la deuxième moitié de l’année de grande section  pour l’un et dans la deuxième moitié de CP pour l’autre sont proposés par le Ministère pour une utilisation en début de grande section, soit entre 6 mois et 1 an et demi plus tôt ! S’agit-il de renforcer ou d’anticiper ?

Dans la présentation des deux programmes proposés il est précisé l’importance que l’enseignement soit explicite “on va apprendre cela…, on va faire ceci…, hier on a commencé à apprendre…” mais il est manifeste dans de nombreux exercices que de curieux mélanges sont faits entre mots et syllabes notamment, ce qui est loin d’être explicite.

Quelques exemples :

Outil 1 fiche 4 exercice 1 : Segmenter en syllabes
La consigne est la suivante :
“Distribuer à chaque enfant un dessin-puzzle à séparer en deux ou trois suivant le nombre de syllabes.
Chaque enfant doit dire le nom de l’animal ou de l’objet, puis, simultanément, énoncer les syllabes en dissociant les éléments du puzzle.
Un enfant travaille, les autres regardent. S’il est en échec, un autre peut l’aider.
Faire un tour de table.”

Donc ici on fait associer un morceau de puzzle comportant un morceau de l’animal (élément signifiant) à une syllabe du mot prononcé (élément signifié) : /É/ correspond à la queue de l’animal, /LÉ/ à son corps et /PHANT/ à sa trompe. Au lieu d’indiquer clairement de façon explicite à l’élève qu’on s’intéresse ici à ce que l’on entend, on le ramène par le puzzle à ce que signifie le mot et le lien entre les deux est artificiel, et manifestement inadapté car il n’y a même pas de cohérence entre l’avant de l’animal et le début du mot !

Mais il y a pire un peu plus loin !

Outil 1 fiche 6 exercice 3 : Rébus
Consigne : “Chaque enfant reçoit une image correspondant à un son-syllabe. Il doit chercher en silence ce son-syllabe.
Demander au premier de donner sa syllabe puis au deuxième ; le troisième devra faire la fusion des deux syllabes et découvrira un mot ayant un sens.”

  

Donc par exemple, on a ici une “poire”, un mot donc, et de l’”eau”, un deuxième mot (difficile en GS d’ailleurs d’isoler “eau”, les élèves vont dire “l’eau” ou “de l’eau”, ou “robinet” peut-être...) MAIS ces deux mots sont ici deux syllabes d’un nouveau mot /POIR/ + /EAU/ = poireau qui est un mot qui a un sens, formé de deux syllabes ou... de deux mots !? Tout cela n’est pas très explicite, c’est le moins que l’on puisse dire !
On demande aux enfants de s'abstraire du sens pour s'intéresser aux syllabes puis on revient à du sens de façon artificielle...  Comment cela peut-il aider des élèves en difficulté ?


Outil 2 fiche 8 exercice 2 : Apprendre à supprimer des syllabes

“- « Maintenant, nous allons apprendre à supprimer une syllabe dans un mot de deux syllabes.»
L’enseignant pose les cartes représentant les mots de deux syllabes (recto) sur la table.
- « Nous allons supprimer une syllabe au mot « ruban ». Dites les syllabes qui composent ce mot.
Maintenant, nous allons supprimer la première syllabe RU. Quelle est la syllabe qui reste ? »
L’enseignant tourne alors la carte.
- « Banc » est aussi un mot d’une syllabe. C’est ce mot qui est représenté au dos de la carte.
Nous allons faire la même chose avec les autres cartes. En supprimant la première syllabe de chacun des mots représentés, nous allons découvrir un nouveau mot d’une syllabe. Pour vérifier notre réponse, il suffira de retourner la carte ».
Chaque élève est sollicité pour répondre avec 4 mots différents.
Chaque élève doit réussir à supprimer des syllabes pour trouver au moins trois mots d’une syllabe.”

Donc ici on apprend à l’élève qu’un mot de deux syllabes “ruban”, si on lui en enlève une, devient un mot d'une syllabe “banc” ou “rue” ! 

Même principe avec citron : citron - scie = tronc et citron - tronc = scie

On ne détaillera pas ici toutes les aberrations mais il y a aussi :
- faire créer aux élèves des non-mots à partir de deux mots d’une syllabe : nez + loup = nélou
- utiliser des jetons pour compter des mots, puis dans les exercices suivants pour compter les syllabes (idéal pour entraîner encore une fois des confusions)
- la présence de noms communs isolés écrits en cursive avec la majuscule en cursive aussi
- des exercices d’isolement et de fusion de phonèmes en dehors de tout contexte de lecture et tout à fait prématurés en début de GS...

Il y a ici manifestement matière à entretenir ou à générer des confusions, de plus on est en complète contradiction avec ce que disent les spécialistes reconnus comme André Ouzoulias qui pointe que la conscience du phonème dérive en grande partie de l’apprentissage de la lecture. En effet, pour résoudre un problème de phonologie le lecteur s’aide de l’écriture du mot et il est normal que des enfants qui ne savent pas lire soient en difficulté devant des tâches de phonologie parce qu’ils n’ont pas de support écrit sur lequel s’appuyer.

Le SE-Unsa est évidemment favorable à ce que le Ministère mette à la disposition des enseignants des outils pour mieux répondre aux besoins des élèves. Il demande cependant que ces outils soient choisis et élaborés avec le plus grand soin et tout le sérieux nécessaire. Cela semble pour le moment, hélas, ne pas être le cas !

Partager cet article

Repost 0
Published by SE-UNSA 971 COMMUNICATION - dans EDUCATION
commenter cet article

commentaires

Contacts

Météo

outils webmaster
 Bienvenue en Guadeloupe!